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Journal des Missions, 1811-1812, relatant les
activités du 10 septembre, 1812.
Ce document fut repris pas Thomas
Albert dans son Histoire du Madawaska. Il avait lui-même pris cet
extrait de notes de Prudent Mercure, un historien extraordinaire qui
avait dépisté bien des sources originales sur le Madawaska et les
environs. Ghislain Long avait commandé la copie originale du
Journal des Missions et nous reproduisons ici ces photocopies puisées du
Musée du Séminaire de Québec. Laurent Tailleur, prêtre, Directeur
des archives historiques du Musée a transmis les dits documents à
Ghislain dans une lettre en date du 27 novembre, 1984.
Commentaires de Benoît Long
Ce document du Journal
des Missions est tout à fait historique pour les descendants de Philip
Long. Le nom qui apparaît, John Lang, plutôt que Philip
Long, a causé des remous substantiels dans la famille depuis plusieurs
générations. Cela a mené à plusieurs hypothèses:
-
Nous savons aujourd'hui que plusieurs ont traduit le
nom Long à Lang par désir de franciser un nom de famille décidément
anglophone.
-
Est-ce que c'était une erreur de la part du
secrétaire de Monseigneur Plessis, ou bien cet individu dont on fait
une référence portait-il le nom de John Lang?
-
Comment notre ancêtre pouvait-il porter deux prénoms?
-
Avait-il un nom composé?
-
C'est une possibilité qui doit être explorée.
Philip n'a jamais signé son nom John Philip d'après tous les
documents découverts à ce jour. Même sur des documents
aussi importants que l'acte de mariage avec Marie-Julie, ou sur
des lettres qu'il a transmises au Gouverneur général, Philip a
toujours signé son nom Philip Long. Pourquoi ne pas signé
son nom au complet s'il avait
un nom composé?
-
Dans toutes les feuilles d'appel de Régiments,
seul le nom Philip Long apparaît.
-
Une autre possibilité pourrait être que Philip avait
un frère (selon Audrey Roy) et que celui-ci s'appelait John Long.
Le problème avec cette hypothèse, selon nous, est que le texte du
journal des Missions se lit comme suit: "Un nommé John Lang
ancien courrier demeure seul avec sa famille à l'entrée de ce portage
et reçoit du gouvernement deux shelings par jour, à la seule
condition d'y demeurer ...." Comment pouvait-il vivre seul
mais quand même avoir un frère et qui, lui aussi, avait une famille?
en plus, les deux frères recevaient chacun deux chelins par jour -
comment est-ce possible?
-
La conclusion que nous en tirons est que le
secrétaire de Monseigneur Plessis a tout simplement écrit ces notes
plus tard, et peut-être longtemps après le passage au lac
Témiscouata, et qu'il a confondu Philip avec son fils Jean-Baptiste
Long, qui aurait eu près de onze ans et qui aurait sûrement aidé au
transport en canots des voyageurs sur le lac Témiscouata.
Joseph Bouchette disais bien dans sa Descriptions topographiques du
Canada que les fils de Long étaient des bateliers. (merçi Doris)
-
Il ne nous est pas permis de fermer les portes sur
les noms composés ou sur la possibilité de l'existence d'un frère.
Avec plus de recherches, nous pourront sûrement éliminer certaines
pistes.
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Journal des Missions, 1811-1812, relating the activities of
September, 10, 1812.
This document was used by Thomas Albert in his History
of Madawasaka. He himself had taken this material from notes
drafted by Prudent Mercure. We reproduce a photocopy of
Mercure's notes for our visitors. Ghislain Long obtained a
photocopy of the original texts from the Journal from Laurent Tailleur,
Priest, Director of historical archives at the Musée du Séminiare de
Québec in a letter dated November 10, 1984.
Commentary by Benoît Long
This document is very historical and significant for the descendants of
Philip Long.
First, the name of John Lang, rather than Philip Long, has created
confusion and has led to multitude of hypotheses surrounding the true
name of Philip Long:
- We know that many translated Long to Lang in those days and more
recently in an effort to render more French a surname that was
decidedly English. But the problem of the John versus Philip
remains completely.
- Did the name John Lang appear because of a mistake or was the
individual really called John Lang?
- How could our ancestor be called such different names?
- Could he have had a composed name, that is, John Philip Long,
and that he only quoted one of his names to the Secretary to Mgr.
Plessis who took down the notes for the voyage?
- This is possible but hard to believe. When Philip got
married, he signed Philip Long - one would think that if his
name was John Philip Long or Philip John Long he would have
signed it on one of the most significant documents in his life
- He also never signed, as far as all documentary evidence
shows, his name other than Philip Long.
- Another possibility is that he had a brother, a belief among
some descendants, and that his brother was there at the head of
Lake Temiscouata when Mgr. Plessis traveled through the area
- The one problem with this theory is that the text says "
A certain John Lang, old courrier, lives with his family at
the entrance to the Portage and receives from the government
two shillings per day, for the sole purpose of living there
...." We know that Philip Long was receiving this
salary because of other correspondence. Is it really
possible that John Lang, possible brother to Philip, was
receiving the same salary and living with his own family at
the same place as his brother, at the same time?
- Another more likely conclusion to draw from this is that the
Secretary to Mgr Plessis wrote these notes much later and simply
confused Philip Long's name with that of his son, Jean-Baptiste
Long, who would have been a teenager at that time, and probably
carried the passengers on a canoe from one end of the Lake to the
other (which we know that Philip's sons often did).
- Unfortunately, we cannot dismiss out of hand the theory of a
brother or that Philip had two names. And certainly, the
family oral history is still that Philip's name was in fact John
Philip Long. It is more likely that oral history
was influenced by Thomas Albert's book and notes from the
Journal des Missions, published in 1920 but this hypothesis, as
well as others, require further evidence to clarify.
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Page 10 "
Il était environ deux heures après midi, lorsque l'on arriva le
lendemain sur le bord de ce lac. Il a sept lieues de long et une
ou une et demie dans sa plus grande largeur. Les bords en sont
réellement couverts de monticules chargés de bois curieux à voir dans
cette saison ou la couleurs des feuilles sont si variées.
Un vent trop
fort obligea de faire une pose à l'entée du lac. C'est ce qui
arrive souvent, les canots étant trop petits pour résister aux vagues.
Vers les cinq heures du soir, il fut possible de remettre à l'eau, et
les conducteurs ne maquèrent pas d'en profiter. Enfin à neuf
heures, on arriva à l'entrée du portage que nous nommons le Portage de
Témiskouata ou de Madawaska, mais que les gens du pays appèlent le
Portage du Canada, parce que c'est réellement vers le milieu du portage,
que l'on tombe dans cette province. Un nommé John Long, ancien
courrier demeurant avec sa famille à l'entrée de ce portage et reçoit du
gouvernement deux shelings par jour, à la seule charge d'y demeurer,
ayant, du reste, autour de lui, une vaste quantité de terre, dont il faut
défricher autant qu'il lui
page 11 plaît, sans craindre d'être molesté pas ses voisins.
Les voyageurs de quelque côté qu'ils viennent, s'estiment fort heureux
de trouver une maison en cet endroit, surtout dans les mauvais temps.
L'évêque la loua pour cette nuit, et de deux cabanes qui l'avoisinant,
l'une fut occupée pour les dix canoteurs qui formaient sa brigade,
l'autre pas la famille du propriétaire. |
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