Journal des Missions

08/26/06

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Journal des Missions, 1811-1812, relatant les activités du 10 septembre, 1812. 

Ce document fut repris pas Thomas Albert dans son Histoire du Madawaska.  Il avait lui-même pris cet extrait de notes de Prudent Mercure, un historien extraordinaire qui avait dépisté bien des sources originales sur le Madawaska et les environs.  Ghislain Long avait commandé la copie originale du Journal des Missions et nous reproduisons ici ces photocopies puisées du Musée du Séminaire de Québec.  Laurent Tailleur, prêtre, Directeur des archives historiques du Musée a transmis les dits documents à Ghislain dans une lettre en date du 27 novembre, 1984.

Commentaires de Benoît Long

Ce document du Journal des Missions est tout à fait historique pour les descendants de Philip Long.

Le nom qui apparaît, John Lang, plutôt que Philip Long, a causé des remous substantiels dans la famille depuis plusieurs générations.  Cela a mené à plusieurs hypothèses:

  • Nous savons aujourd'hui que plusieurs ont traduit le nom Long à Lang par désir de franciser un nom de famille décidément anglophone. 

  • Est-ce que c'était une erreur de la part du secrétaire de Monseigneur Plessis, ou bien cet individu dont on fait une référence portait-il le nom de John Lang?

  • Comment notre ancêtre pouvait-il porter deux prénoms?

  • Avait-il un nom composé?

    • C'est une possibilité qui doit être explorée.  Philip n'a jamais signé son nom John Philip d'après tous les documents découverts à ce jour.  Même sur des documents aussi importants que l'acte de mariage avec Marie-Julie, ou sur des lettres qu'il a transmises au Gouverneur général, Philip a toujours signé son nom Philip Long.  Pourquoi ne pas signé son nom au complet s'il avait un nom composé?

    • Dans toutes les feuilles d'appel de Régiments, seul le nom Philip Long apparaît.

  • Une autre possibilité pourrait être que Philip avait un frère (selon Audrey Roy) et que celui-ci s'appelait John Long.  Le problème avec cette hypothèse, selon nous, est que le texte du journal des Missions se lit comme suit:  "Un nommé John Lang ancien courrier demeure seul avec sa famille à l'entrée de ce portage et reçoit du gouvernement deux shelings par jour, à la seule condition d'y demeurer ...."  Comment pouvait-il vivre seul mais quand même avoir un frère et qui, lui aussi, avait une famille?  en plus, les deux frères recevaient chacun deux chelins par jour - comment est-ce possible?

  • La conclusion que nous en tirons est que le secrétaire de Monseigneur Plessis a tout simplement écrit ces notes plus tard, et peut-être longtemps après le passage au lac Témiscouata, et qu'il a confondu Philip avec son fils Jean-Baptiste Long, qui aurait eu près de onze ans et qui aurait sûrement aidé au transport en canots des voyageurs sur le lac Témiscouata.  Joseph Bouchette disais bien dans sa Descriptions topographiques du Canada que les fils de Long étaient des bateliers. (merçi Doris)

  • Il ne nous est pas permis de fermer les portes sur les noms composés ou sur la possibilité de l'existence d'un frère.  Avec plus de recherches, nous pourront sûrement éliminer certaines pistes.

 

  Journal des Missions, 1811-1812, relating the activities of September, 10, 1812.

This document was used by Thomas Albert in his History of Madawasaka.  He himself had taken this material from notes drafted by Prudent Mercure.  We reproduce a photocopy of Mercure's notes for our visitors.  Ghislain Long obtained a photocopy of the original texts from the Journal from Laurent Tailleur, Priest, Director of historical archives at the Musée du Séminiare de Québec in a letter dated November 10, 1984.

Commentary by Benoît Long

This document is very historical and significant for the descendants of Philip Long.

First, the name of John Lang, rather than Philip Long, has created confusion and has led to multitude of hypotheses surrounding the true name of Philip Long:

  • We know that many translated Long to Lang in those days and more recently in an effort to render more French a surname that was decidedly English.  But the problem of the John versus Philip remains completely.
  • Did the name John Lang appear because of a mistake or was the individual really called John Lang?
  • How could our ancestor be called such different names?
  • Could he have had a composed name, that is, John Philip Long, and that he only quoted one of his names to the Secretary to Mgr. Plessis who took down the notes for the voyage?
    • This is possible but hard to believe.  When Philip got married, he signed Philip Long - one would think that if his name was John Philip Long or Philip John Long he would have signed it on one of the most significant documents in his life
    • He also never signed, as far as all documentary evidence shows, his name other than Philip Long.
  • Another possibility is that he had a brother, a belief among some descendants, and that his brother was there at the head of Lake Temiscouata when Mgr. Plessis traveled through the area
    • The one problem with this theory is that the text says " A certain John Lang, old courrier, lives with his family at the entrance to the Portage and receives from the government two shillings per day, for the sole purpose of living there ...."  We know that Philip Long was receiving this salary because of other correspondence.  Is it really possible that John Lang, possible brother to Philip, was receiving the same salary and living with his own family at the same place as his brother, at the same time?
  • Another more likely conclusion to draw from this is that the Secretary to Mgr Plessis wrote these notes much later and simply confused Philip Long's name with that of his son, Jean-Baptiste Long, who would have been a teenager at that time, and probably carried the passengers on a canoe from one end of the Lake to the other (which we know that Philip's sons often did).
  • Unfortunately, we cannot dismiss out of hand the theory of a brother or that Philip had two names.  And certainly, the family oral history is still that Philip's name was in fact John Philip Long.  It is more likely that oral history was influenced by Thomas Albert's book and notes from the Journal des Missions, published in 1920 but this hypothesis, as well as others, require further evidence to clarify.
  

  

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Il était environ deux heures après midi, lorsque l'on arriva le lendemain sur le bord de ce lac.  Il a sept lieues de long et une ou une et demie dans sa plus grande largeur.  Les bords en sont réellement couverts de monticules chargés de bois curieux à voir dans cette saison ou la couleurs des feuilles sont si variées.

Un vent trop fort obligea de faire une pose à l'entée du lac.  C'est ce qui arrive souvent, les canots étant trop petits pour résister aux vagues.  Vers les cinq heures du soir, il fut possible de remettre à l'eau, et les conducteurs ne maquèrent pas d'en profiter.  Enfin à neuf heures, on arriva à l'entrée du portage que nous nommons le Portage de Témiskouata ou de Madawaska, mais que les gens du pays appèlent le Portage du Canada, parce que c'est réellement vers le milieu du portage, que l'on tombe dans cette province.

Un nommé John Long, ancien courrier demeurant avec sa famille à l'entrée de ce portage et reçoit du gouvernement deux shelings par jour, à la seule charge d'y demeurer, ayant, du reste, autour de lui, une vaste quantité de terre, dont il faut défricher autant qu'il lui

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plaît, sans craindre d'être molesté pas ses voisins.  Les voyageurs de quelque côté qu'ils viennent, s'estiment fort heureux de trouver une maison en cet endroit, surtout dans les mauvais temps.  L'évêque la loua pour cette nuit, et de deux cabanes qui l'avoisinant, l'une fut occupée pour les dix canoteurs qui formaient sa brigade, l'autre pas la famille du propriétaire.

 

 

 
   

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