Texte de Benoît Long
Notre but est de rendre disponible le plus d'informations possible sur
les origines de Philip Long.
La vie de jeunesse et d'enfance de Philip Long demeure mystérieuse même
après des années de recherche par plusieurs membres de la familles.
L'histoire orale nous apprend peu de choses. Les conjonctures et
hypothèses s'accumulent sans cessent, mais il n'y a toujours pas de
documents concrets qui nous aident à identifier le lieu de naissance et
les ancêtres de Philip. Nous nous devons de remercier monseigneur
Ernest Lang, Ghislain Long, Gilles Long et maintenant, surtout Donald Long pour leur travail
afin d'identifier les racines de notre grande famille.
Ce que nous dit
l'histoire orale
Si l'on se base sur les écrits de monseigneur Ernest Lang (1899-1989),
Philip Long serait né en 1757 à Philadelphie et aurait été de
descendance écossaise.
Voilà pour toute
l'histoire orale sur les origines de Philip Long. Et bien oui,
c'est tout ce que nous croyons savoir de cette tradition qui doit quand
même être prise au sérieux.
L'an 1757 est tout
simplement un calcul raisonnable effectué par monseigneur Lang qui
assuma que Philip devait avoir près de 18 ans lorsque la guerre de
révolution américaine commença, et qu'en soustrayant cet âge de la date
connue de son décès, il serait donc né vers 1757. Il n'est pas du
tout déraisonnable de croire initialement en cette date puisqu'elle
semble reposée sur un raisonnement logique. Malheureusement, il y
a trop de données circonstancielles aujourd'hui pour donner raison à
monseigneur Lang sur ce point. La date de 1775 aurait pût être
juxtaposé avec un texte écrit de la main de Philip où il indique au Lord
Sherbrooke qu'il avait
servi son "roi et son pays" depuis les troubles de 1775. En voici
le texte:

Si 1775 tient le coup, les problèmes sont
ailleurs. En voici des exemples:
-
Le choix de l'année 1757 est le fruit d'une déduction qui ne résiste
pas devant les faits que nous connaissons aujourd'hui sur Philip
Long;
-
Le certificat
de décès de Philip Long indique que celui-ci est décédé à l'âge de
quatre-vingt dix ans. Peu de gens ont voulu croire
que cette date était exacte puisque cela suppose que Philip aurait
eu cinquante ans (50) à son marriage à Marie-Julie Couillard Després
et 78 ans lorsque son dernier garçon, Michel, est né. Plusieurs
ont cru que les personnes âgés exagéraient leurs ages - une
fantaisie sans conséquence. Même si c'est le cas que les
personnes âgés aiment dirent aux autres qu'ils sont très très âgés,
il n'y a malheureusement aucunes traces qui aurait indiqué que cette
note au certificat de décès serait une erreur.
-
Lors du
recensement de Deane et Kavanagh, agents américains pour l'État du
Maine, en 1831, ils ont rapporté que Philip avait déménagé récemment
(1828) à la petite Décharge. Par contre, lors du recensement
effectuer par l'État du Maine en 1830, on retrouve les fils de
Philip, Jean-Baptiste et George, comme chefs de famille. Dans
la maison de Jean-Baptiste vivait un individu qui avait entre 80-90
ans. Ce devait être Philip car nous savons qu'il était
toujours vivant à cette époque. Personne de ce groupe d'âge
n'apparaît dans la maison de George.(http://www.upperstjohn.com/1830/)
-
Si il était né
vers 1757 comme le veut la tradition orale, Philip aurait dû avoir
74 en 1830, et non pas un âge entre 80-90 ans. Pourquoi mentir
au recenseur, surtout que les âges des enfants tombent tous
exactement dans les bons groupes d'âges identifiés par le recenseur?
Il n'y a pas de bonnes raisons et nous devons accepté que Philip
avait bel et bien 88 ans lors du recensement de 1830.
-
Dans une lettre adressée à Noah Freer en date du 13 décembre,
1811 à Québec, et envoyée par George Heriot, nous retrouvons les
commentaires suivants concernant Philip: on le nomme "an
old servant of the Government". Nous croyons maintenant
que Philip ne pouvait avoir une telle description s'il n'avait
eu que 54 ans (comme le demande une date de naissance de 1757).
Par contre, s'il avait eu 69 ans, il est fort probable que tous
auraient reconnu sa vieillesse comme un trait qui sortirait de
l'ordinaire.

-
Les conséquences de ces conclusions sont immédiates: Philip
aurait vécu une longue vie
avant et après
son arrivée au Canada, aurait fondé une famille très nombreuse, et
aurait réussi à se creuser une existence dans un pays et des
conditions horribles alors qu'il était assez âgé. C'est
peut-être rare, mais pas inconnu qu'un tel phénomène se produise.
Il aurait eu une constitution de fer. Bien sûr, et cela tient
de la pure spéculation, Philip aurait eu toute une autre vie avant
de marié Marie-Julie. Qui était-il dans cette autre vie?
-
Avec ces nouveaux éléments, et si on accepte que
Philip Long est bel et bien né autour de 1742, nous devons
maintenant revoir les hauts points de sa vie:
-
Philip Long
serait né vers 1742; le lieu de naissance demeure inconnu.
Voir le document de Donald
Long sur les origines de Philip Long.
-
Sa
participation à la guerre de la révolution américaine aurait
commencé en 1775 lorsqu'il avait environ 33 ans.
-
Il est arrivé à
Saint-Jean, Nouveau-Brunswick lorsqu'il avait 41 ans.
-
Il a épousé
Marie-Julie Couillard-Després lorsqu'il avait environ 50 ans et
qu'elle en avait 16.
-
Philip et
Marie-Julie auraient eu le tout dernier de la famille, Michel,
lorsque Philip avait 78 ans et que Marie-Julie avait 44 ans.
-
De dire que les
"faits" font l'unanimité serait de faire des sauts vertigineux.
Mais ces nouvelles directions permettent aux chercheurs de suivre
des pistes inexplorées et qui pourraient s'avérer plus fructueuses
pour découvrir les origines de Philip.
Il n'existe toujours pas de preuves que Philip soit né en 1742 plutôt
qu'en 1757. Mais les information tangibles plutôt que
l'histoire orale nous permettent de croire que c'est plus probable.
Où trouvons-nous
des Philip Long qui pourraient être notre ancêtre? A partir de
listes de Passagers et d'Immigrants de Filby et al., voici une liste des
Philip Long qui auraient émigrés en Amérique du Nord avant 1775:
Noëlla Reid a fait
une excellente recherche sur Ancestry.com. Vous pouvez voir ses
résultats en cliquant ici.
Qui sont nos
meilleurs candidats?
En premier lieu, il est important de
noter que les informations qui suivent demeurent dans le spéculatif.
Il y plusieurs Philip Long dans les registres aux États-Unis et en
Angleterre, et plusieurs chercheurs sont présentement à tamiser les
bases de données pour identifier les meilleurs candidats, pour éliminer
certains autres, et enfin développer des hypothèses qui porteront fruit
pour découvrir les souches généalogiques de Philip Long.
Le document de Donald Long est le
meilleur résumé des candidats possibles. Veuillez-vous référer à
sons document directement.
Les origines de Philip Long par Donald Long
En attendant, pour participer aux
développements d'hypothèses et suivre les différents filons de
recherches, nous vous suggérons d'aller sur les Forums qui ont été créer
exactement à cette fin.
Forums
de discussions

Le livre de Thomas Albert intitulé, l'Histoire du Madawaska, reprend le
texte ci-haut du Journal des Missions. Albert a écrit son livre
basé sur les notes de Prudent Mercure. En regardant les notes de
Mercure, on peut facilement faire, l'erreur que le texte écrit pourrait
en fait être John Lang plutôt que John Long. Qu'importe - même si
c'est Lang, nous savons aujourd'hui que cette transformation fût commise pour
des raisons de francisation des surnoms de nos ancêtres. Par
contre, le problème demeure entier pour ce qui est de "John" plutôt que
"Philip" puisqu'il s'agit bien de la même personne.
Pourquoi
savons-nous que c'est la même personne? Le texte qui suit nous
apparaît tout à fait définitif:
"Un nommé John Lang ancien
courrier demeure seul avec sa famille à l'entrée de ce portage et reçoit
du gouvernement deux shelings par jour, à la seule condition d'y
demeurer ...." Comment pouvait-il vivre seul mais quand même avoir
un frère et qui, lui aussi, avait une famille? en plus, les deux
frères recevaient chacun deux chelins par jour - comment est-ce
possible?
Sauf pour l'histoire orale, personne
n'a jamais mis d'avant des arguments solides sur une ascendance
écossaise plutôt qu'anglaise dans la famille Long. Dans le
contexte historique du bas Témiscouata et ensuite dans la vallée du
Madawaska (des régions très françaises et aussi acadiennes), se nommer
écossais plutôt que British devait avoir une meilleure connotation
sociale. Hypothèse qui a peut-être du mérite, mais est-ce
suffisant pour y croire?
Il y a pas d'accent familial et peu de
traits particulièrement écossais qui puissent nous aider parmi les
descendants - sauf pour des cheveux roux un peu partout! La
famille de Philip s'est entièrement intégré dans le milieu, la
culture et la vie canadienne-française. Cela expliquerait au moins
le manque d'accents!
Ce domaine de recherche est
particulièrement sensible puisque celui-ci touche aux définitions
culturelles que les gens ont d'eux-mêmes. Avancer des hypothèses
contraires aux traditions orales passera sûrement pour de la supercherie.
Mais comment faire autrement!
Pour des informations plus détaillées
et récentes sur les projets de recherches, visitez les Forums de
discussions sur le sujet.
Écossais-Irlandais (Scotch-Irish)
On peut réduire, mais non pas éliminer,
les probabilités d'une ascendance Écossaise-Irlandaise (Scotch-Irish).
La raison est fort simple - la très très grande majorité de ces
émigrants furent des défendeurs énergiques de la cause des patriotes,
particulièrement en Pennsylvanie. Bien sûr, il peut y avoir eu des
exceptions et il y en avaient. Mais il semble peu probable que
Philip fut un de ces émigrants - même si ceux-ci étaient des
Écossais pure laine. La plupart de ces émigrants étaient des
presbytériens. Après la Révolution, les émigrants irlandais furent
en majorité catholique mais très peu de ces catholiques semblent être
passés outre-mer avant 1783.
"It is computed that during 1771-1173
twenty-five or thirty thousand emigrants sailed from Ulster alone to
ports in the New World, especially to those on the Delaware." "All of
the authorities are agreed upon the statement, and the evidence warrants
it, that Irish emigration to America in the eighteenth century was
overwhelmingly Protestant and mainly Presbyterian; and that the bulk of
the emigrants were Ulster Scots, although there was a respectable number
of Protestants emigrating from other parts of Ireland. The
emigration of the Catholics Irish was very slight in this period, nor
did it become noteworthy until well into the nineteeth century."
"Of great significance also as a cause
of emigration was the religious persecution suffered by the Ulster Scots
at the hands of the Established Church of Ireland, where the church of
England, though represented by but the small part of the population, had
been established by law. The religious suppression of the
Protestant Dissenters, mostly Presbyterians in Ulster, weighed heavily
upon the inhabitants."
The Scotch-Irish in the Revolution
"They alone of the major racial groups
had any unanimity of opinion respecting war and independence, and they
alone appear to have had no Tories and no pacifists in their ranks."
Poem by Mrs. Samuel Evans
"And when the
days of trial came
Of which we know
the story
No Erin son of
Scotia's blood
Was ever found a
Tory."
Voir aussi W. E. H. Lecky, A History of
England in the Eigtheeth Century, II, 262; et S. G. Fisher, The Making
of Pennsylvania, p. 177.
Remerciements
Je tiens à remercier Donald Long,
Gilles Long, Pitou Lang, Jean-Guy Poitras, Gilles Paillard, Doris Long,
Carmen Long et des chercheurs comme monseigneur Ernest Lang et Ghislain
Long, et beaucoup d'autres dans les récentes décennies, pour la
recherche qu'ils ont effectuée sur les origines de Philip Long. Le
travail continu et nous avons espoir que nous retrouverons nos racines
bientôt. S'il y a des erreurs dans le site, des opinions qui ne
sont pas unanimes, etc .... - elles appartiennent au webmestre, Benoît
Long, en toutes pièces.
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