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Contenu
1775 - Le
début du conflit
Histoire orale et un acte
de bravoure
Évènements marquants de 1775
Des
informations intéressantes additionnelles
Notre site sera spécialisé
dans l'information pertinente sur la vie et l'histoire qui entoure
Philip Long. Il ne nous est pas permis, faute de temps et de
ressources, de refaire toute l'histoire de la guerre de la révolution
américaine. Nous vous recommandons fortement de visiter le site
On-line Institute for Advanced Loyalist Studies pour obtenir une
excellente documentation sur les évèvenements, et les régiments
loyalistes fidèles à la couronne britannique durant le conflit.
Nous reproduisons içi un
extrait d'une lettre que Philip Long a écrit à son Excellence, Lord
Sherbrooke, en date du quatre septembre, 1816. Vous remarquerez
que la lettre ne fut pas envoyé à Lord Drummond comme le veut la
première édition du livre de Mgr. Ernest Lang. Lord Sherbrooke, de
son vrai nom
Sir John Coape, un homme avec une carrière militaire
exemplaire, était donc connu de Philip Long. Nous pouvons nous
imaginer les circonstances qui ont permit à notre ancêtre Philip de
rencontrer et connaitre Lord Sherbrooke. Nous devons attendre mil
huit cent onze
pour reprendre ce filon et ce bout d'histoire sur Philip.

Sir John Coape, Lord Sherbrooke par
Sterling 1816.

Pour aider le lecteur, nous reproduisons ici les hauts-faits de la
carrière militaire de Philip Long:
-
sa carrière pourrait avoir débuter en 1775.
Philip fait une référence à 1775 dans sa lettre à Lord Sherbrooke;
par contre, la plupart des loyalistes auraient pu indiqué qu'ils
étaient loyaux depuis cette date de toute façon; il est aussi
possible que l'histoire orale, qui nous apparait au fil des années
peu fidèle mais quand même la seule source d'informations, ait
absorbé la date de 1775 qui était connue dans la lettre à Lord
Sherbrooke depuis les années trente comme la date de l'acte de
bravoure;
-
il n'a jamais atteint un grade plus élevé
que simple soldat même s'il a réussi plus tard à avoir un poste
singulièrement important dans le transport des malles royales;
-
nous savons qu'il a
peut-être servi
dans le West Florida Royal Forresters (1781) dans le siège de
Pensacola contre les Espagnols (Galvez); il aurait quitté ce
régiment après mai 1781;
-
par contre, Philip a définitivement
servi dans le Kings American Regiment (KAR) à Savannah à l'automne
1781. La troupe de cavalerie du Capitaine Attwood fût crée en
mai 1781 à partir de volontaires à Savannah. Avec le KAR, il a
servi entre 1781 et 1783 dans le Sud profond pour revenir à New York
en janvier 1783 avant de s'embarquer pour Parrtown (plus tard Saint-Jean) au Nouveau-Brunswick
en septembre 1783.
-
il fût transporter à bord d'un bateau
(faisant parti de la flotte d'automne - "Fall Fleet") qui parti de New York
à la fin septembre, 1783. Selon Esther Clark Wright, les bateaux
William et George ont transporté le KAR de New York jusqu'à
Saint-Jean. Par contre, selon une recherche par Donald Long,
et selon le United Empire Loyalist, Enquiry into the Losses and
Services in Consequence of their Loyalty, evidence in the Canadian
Claims, ed. A. Fraser, Report of Bureau Archives, 2 volumes (Ontario,
1905), Philip Long aurait été transporté à bord du
Ann/Appollo.
En 1775, Philip Long aurait, selon la tradition
orale telle que rapporté par Mgr. Ernest Lang, participer à un acte
de bravoure important pour les britanniques. Nous reproduisons le texte du livre de Monseigneur Ernest Lang sur le sujet.
"Du côté des Loyalistes, Philip Long, jeune homme fort,
robuste, âgé de dix-huit ans seulement, connu pour sa bravoure, son
audace même, offrit ses services pour la fonction d'éclaireur.
Il fut alors envoyé dans le secteur le plus dangereux, le plus
surveillé par les sentinelles ennemies, afin d'y recueillir des
informations précieuses pour les siens.
Parti donc à l'aventure pour accomplir sa délicate et ultra
dangereuse mission, le jeune "éclaireur" tomba à l'improviste sur un
groupe d'émissaires ennemis, composé de soldats patriotes et
d'indiens (sauvages) au pied agile, transportant un précieux colis
(sac de malle) contenant des ordres secrets militaires envoyés à
leurs armées en campagne.
Vif comme l'éclair, le jeune éclaireur Philip, que les soldats
ennemis avaient pris pour un coureur des bois ordinaire saisit le
précieux "sac de malle", sous les yeux ébahis et stupéfiés des
gardiens, et s'enfuit avec la rapidité du chevreuil affolé, dans la
forêt épaisse de ces temps-là.
Il va sans dire que les Indiens au regard perçant, et au pied
agiles, ainsi que les soldats de garde ainsi mystifiés, saisis de
fureur à la vue de ce qui venait de se passer sous leurs yeux, se
lancent à la poursuite du rapide éclaireur de l'armée ennemi.
Divisés en plusieurs escadrons, les pourchasseurs prirent chacun une
direction différente, bien déterminés à capturer le téméraire
ravisseur.
Mais dès le début de la fuite dans la forêt, notre héros avait
déjà pris une remarquable avance sur les ardents poursuivants, et
était hors d'atteinte immédiate. Il erra dans la forêt dense
pendant trois jours et trois nuits, sans nourriture autre que des
petits fruits sauvages, escaladant montagnes et collines abruptes,
traversant ruisseaux torrentueux et rivières, sans se lasser, pour
échapper définitivement à la meute lancée à sa poursuite, et bien
déterminée à le capturer.
Malgré un épuisement total, notre héros de dix-huit ans, avec
la joie sereine du triomphateur, livra son précieux colis de
dépêches, documents ultra secrets, à ses chefs militaires, leur
procurant d'inappréciables avantages.
Pour un coup d'audace, de bravoure, digne des exploits des
commandos de nos jours, c'en était un de taille.
Monseigneur Ernest Lang, P.D.,
Mon Ancêtre Philip
Long, pp. 19-20.
Cet acte de bravoure est fort probablement basé
sur des faits car
celui-ci est noter dans le recensement de Deane et Kavanagh en 1830.
Nous reproduisons le texte à partir de la traduction de Thomas Albert:
"Suivant, rive nord, Philip Long qu'on dit avoir
livré aux Anglais une malle américaine durant la Révolution, et qui, il
y a quelques années transportaient encore la malle anglaise de
Fredericton à Québec. Il occupa le lot en 1828 et y réside encore."
""Next - North bank is
claimed by Philip Long, who is reported to have escaped to the
British with an American mail during the Revolution and has since
and until a few years ago been employed carrying the English mail
from Fredericton to Quebec. He began on the lot in 1828 and now
reside there. Next - North bank is claimed by Marmosie Long, who
began in 1828. Next - North bank is claimed by Geroge Long, who
began in 1828. The last are the sons of Philip and reside on the
land." p 10.
Cet acte de bravoure est intéressant à
plusieurs niveaux.
- le texte anglais montre que Philip "escaped to
the British" et non pas que Philip "delivered to the British"
un sac de malle. Il
est clair à notre avis que Philip s'est engagé dans un acte qui le rendit
particulièrement vulnérable aux poursuites des rebelles américains.
Aussi, voilà Philip si tôt dans sa carrière à s'occuper des malles et de
la poste! Du moins, c'est une hypothèse raisonnable et celle-ci
peut nous aider éventuellement à trouver ses racines et son lieux de
naissances (si il est né aux États-Unis). Il est aussi clair à mon
avis que Mgr. Lang a travaillé à partir du texte de Thomas Albert plutôt
que de l'original puisque son interprétation fait impression sur le lecteur par
le fait que Philip serait parti en mission pour recueillir des
informations importantes, plutôt que de s'ètre sauvé des Américains avec
le sac de malle vers les Anglais - une distinction á notre avis
importantes.
Nous ne connaissons pas l'importance de cet acte
de bravoure de la part de Philip sur le conflit. Mais cet acte est
très important pour toute la famille et leurs descendants.
Monseigneur Lang et Ghislain
Long ont cru que cet acte
de bravoure avait donner à Philip certains privilèges au long de sa vie.
Ce n'est pas du tout clair que ce fût le cas. Son rang dans l'armée n'a sûrement pas
été le reflet de grandes récompenses, et les privilèges (si ils existent) dans sa
vie future au Bas-Canada seront surtout dû et reçus pour des services
fort importants qu'il profèrera pour le compte du gouvernement à titre de courrier,
et comme 'hôtelier" à la tête du lac Témiscouata.
Veuillez vous référer au site suivant pour des informations détaillées sur les évènements de 1775.
http://www.royalprovincial.com/history/chronology/chrono.shtml
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Muster Rolls of New York Provincial Troops 1755-1764 by The
New York Historical Society. 1891 (source: Donald Long)
http://longislandgenealogy.com/MusterRolls/MainIndex.html
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